Lisheva

«Stimmen erklingen und verklingen wie das schwebende Wasser kommt und geht Wellen legen sich übereinander und neue Flächen entstehen.»

 Ce n’est pas un hasard si elle nous fait penser malgré nous à Kate Bush. La chanteuse britannique et son style fantasmagorique inimitable ont fait forte impression sur Lisheva lorsqu’elle était enfant. Mais, sur scène, l’artiste suisse nous ouvre aussi d’autres sphères, qu’elle se produise en solo ou avec les groupes Deep Fried Galaxy et Babycurls. Mêlant des éléments pop et des rythmes cassés, Lisheva met en musique des textes presque intimes sur des rythmes organiques et nous entraîne dans un tourbillon auquel on ne peut guère échapper. À la question de savoir quelles sont ses racines, la Soleuroise évoque la nature, à laquelle elle se sent, aujourd’hui encore, existentiellement liée. On ne s’étonnera donc pas si elle nous fait l’effet d’un personnage de conte. Une fée qui chante pour nous depuis des forêts lointaines, ou un lac insondable.